II TECHNIQUE EMBARQUEE
La « tripaille » du soum a elle aussi avancé. J’ai maintenant réuni une bonne partie des composants. Certes il en manque encore pas mal mais j’ai maintenant ceux qui me semblaient le plus difficile à trouver (compresseurs Valéo et organes pneumatiques notamment). Le moteur et les batteries sont les principaux composants encore manquants. Je pense opter pour des batteries au plomb 12V et un moteur type brushless, mais je ne suis pas encore beaucoup penché sur ce point. Si vous avez des conseils à ce sujet…
L’ensemble pneumatique « haute pression »
Sur la photo ci-dessus figurent les principaux composants de la partie « haute pression » (7 bars). Sur la gauche se trouvent les deux compresseurs puis sur la droite de haut en bas l’électrovanne placée entre les compresseurs et le réservoir, le manomètre qui sera placé en sortie de réservoir et qui jouera aussi le rôle de pressostat (voir plus bas) et enfin le limiteur de pression.
Les compresseurs sont des modèles produits par Valéo sous cahier des charges Porsche. Il s’agit de modèle robustes et plus fiables que les modèles 12V vendus en grande surface et magasin auto.
L’électrovanne a deux fonctions : d’une part elle joue le rôle de clapet anti-retour du réservoir vers les compresseurs pour que ceux-ci ne restent pas en pression en permanence car ils ont nécessairement des pertes. Leur deuxième rôle est de permettre le démarrage des compresseurs à vide. Ce n’est qu’ensuite que l’électrovanne dirige la sortie des compresseurs vers le réservoir, et que les compresseurs se trouvent donc "en charge". Ainsi le pic de courant au démarrage des compresseurs est moins important, la consommation est donc limitée.
Le limiteur de pression joue le rôle d’interface entre les parties haute et basse pression (3bars). Il permet d’avoir une pression constante dans la partie basse pression alors que la pression dans le réservoir diminue au cours de l’utilisation.
Le réservoir a évolué par rapport à ce que j’avais écrit précédemment. Pour des raisons d’implantation, et parce que j’ai trouvé une nouvelle méthode, il n’y aura qu’un seul réservoir et non plus deux. Le volume de 2,5 l est conservé. Ce réservoir sera réalisé à partir d’un tube acier auquel seront soudés deux flasques emboutis. Une platine leur sera rajoutée pour disposer d’une épaisseur suffisante pour pouvoir percer/tarauder pour monter les raccords d’entrée et de sortie:
Vue CAO de l'ensemble:
La même en coupe:
Le tube présente le bon diamètre intérieur mais est trop épais, donc trop lourd. Je vais donc le charioter pour limiter son poids, tout en conservant une épaisseur suffisante pour garantir la résistance à la pression qui règnera à l’intérieur.
Au premier plan on voit les deux emboutis puis le tube brut derrière eux. Au passage à l’arrière plan se trouve le brut d’alu dans lequel j’usinerai les bagues permettant l’étanchéité entre les structures avant et arrière et le tube central du sous marin.
Comme je n’ai pas trouvé de pressostat correspondant à mon cahier des charges et ce dans un budget raisonnable, j’ai honteusement copié la technique employée par Guy Boniface dans Junon (

) que j’avais trouvé très astucieuse

:
Le pressostat est construit à partir d’un simple manomètre et de deux barrières photoélectriques (ou plus si on veut définir plus de deux seuils). Le principe est enfantin : une tige collée sur l’aiguille du manomètre vient perturber les barrières photoélectriques par leur passage. Le signal issu de celles-ci est ensuite récupéré par la carte centrale. Il permet la commande de mise en marche et arrêt des compresseurs (à condition que le schnorchel soit ouvert…), ainsi que l’interdiction de plonger si la pression est trop basse pour garantir la purge du ballast.
Ce pressostat n’est qu’à l’état de CAO pour l’instant mais sera réalisé prochainement. Il ne me manque plus que les barrières photoélectriques.