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Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 13:42
par Jacky-Soum
Salut à tous :)
Je suis de retour et l'histoire continue :Up:

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 18:47
par Pablo
Salut jacky... Ben on attend ;)

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 19:40
par Jacky-Soum
Pablo a écrit :Salut jacky... Ben on attend ;)
Salut PABLO ;)
Pense à revenir sur la première page ! Je complette le poste déjà ouvert ... :Up:

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 20:33
par Laurent Verdier
On attend aussi l'historique de la construction de ton modèle, car tu as bien valoriser le kit Robbe du U47 :Up:
Faudra aussi penser à l'autre post...Un coup celui là, un coup l'autre ;)

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 20:54
par Teba
Bonjour, :)

Ah! ok, ok, j'attendais la suite ici.

:frust:


Et c'est encore à suivre, c'est un vrai feuilleton. :Up:

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 21:02
par Patjabix
Pareil ! :lol: :lol:

:frust:

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 21:06
par Patjabix
C'est une belle histoire que tu nous racontes là, et méconnue. Merci :Up:

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 21:15
par Laurent Verdier

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 15 mars 2010 23:17
par Teba
Tiens, une petite question, on prononce "laubi ou laubié" ?

Re: le LAUBIE, ex U766

Publié : 16 mars 2010 11:07
par Jacky-Soum
Solo a écrit :Tu doit déja connaitre

http://www.u-boote.fr/laubie.htm" onclick="window.open(this.href);return false;

http://francois.delboca.free.fr/fslaubie.html" onclick="window.open(this.href);return false;

http://francois.delboca.free.fr/fsdates.html" onclick="window.open(this.href);return false;

La suite, la suite :P
Salut SOLO ;)
Oui, bien sur,je connais ces sites et bien d'autres que je ne manquerai pas de noter dans la suite de cet historique car il y a certains passages que je ne reproduirai pas ici pour cause de longueur................ ;)

Et merci à tous pour l'intérêt que vous portez à ce poste. :Up:

Le poste sur la construction du modèle va suivre sous peu, mais je mets la priorité sur l'historique car il me tient vraiment à cœur, vous l'avez remarqué, je pense . :!:
Comme tu le dis, PAT, cette histoire est méconnue et c'est vraiment dommage car elle montre que même au milieu de la pire des tourmentes, deux hommes de bonne volonté peuvent changer le cours de l'histoire.

Et pour répondre à TEBA, on dit "laubiiiiiiii" !!!

PAT, je crois que j'ai la réponse à la question : "Quelle longueur pour un poste ?"
J'ai un plantage lorsque je complète la page précédente :(
Je vais donc mettre la suite ICI.

Et voici la deuxième partie de l'historique du LAUBIE, qui est, en somme, l'histoire de sa deuxième vie, bien plus mouvementée que la première !

Elle débute dés le 9 Mai 1945 lorsque les Fusiliers-marins débarquent dans la base sous-marine.
Image

Là, ils ont la surprise de trouver l'U766 à flot dans l'alvéole n°4, dans un assez bon état de conservation et
Branché électriquement à la base car il a servi de groupe électrogène ! :o

(Je possède une photo où l'on distingue nettement les trappes de pont ouvertes et les câbles électrique fixés grossièrement au mur, mais je ne peux, hélas, pas la poster car elle est en Droits Réservés.)

La base sous-marine de La PALLICE devient Centre de remise en état de sous-marins sous le commandement du C.F. MEYER jusqu’en Décembre 1945 puis du C.F. QUERAT.
Ainsi, l'U510 saisi à Saint-Nazaire en piteux état est transféré à La PALLICE ; réparé avec des pièces trouvées sur place et d'autres récupérées à LORIENT et sur l'épave de l'U415 sabordé à BREST, il deviendra après de longs mois de travaux le S612, baptisé BOUAN le 24 Juin 1947.

Et c’est là que les dernières paroles de l’Amiral SCHIRLITZ prennent toute leur importance, ainsi que l’engagement du commandement Français de traiter avec égards les prisonniers Allemand.
Le traitement de faveur de la garnison, permet, en particulier, aux officiers de marine de séjourner en un lieu de leur choix sur la base sous-marine !
Ainsi, les équipages des bâtiments saisis restent les mêmes, simplement placés sous les ordres d’un officier Français aidé d’un interprète ! La prise de commandement se fit d’ailleurs cérémonieusement avec les équipages en uniformes neufs, arborant leurs décorations et, à aucun moment, il n’y eu de gardes armés à bord des bâtiments !

On imagine bien l'effarement des curieux qui voient les navires de toutes sortes appareiller dans ces conditions !!!

Cette coopération se retrouve aussi dans les opérations de déminage qui ont débuté dès la reddition de la poche ; L’Amiral Meyer écrit ainsi, dans son livre Entre Marins, qu’au sein des équipes Franco-allemandes « l’entraide, la camaraderie étaient de règle ». Ils partageaient les mêmes conditions de vie et les mêmes risques.
Et lorsqu’un accident de déminage provoqua la mort du Lieutenant de Vaisseau Gignoux, l’équipage Allemand qu’il commandait « sollicita la faveur de participer aux honneurs militaires rendus à leur chef ! » Ils se cotisèrent pour fleurir sa tombe…..

L'U766, quand à lui, reprend la mer quelques semaines plus tard seulement, après la réparation des avaries, somme toutes mineures. Comme sur tout les autres bâtiments, le Lieutenant de Vaisseau Pierre BRUNET, aidé d'un officier interprète Français dirige les essais avec un équipage Allemand !!!
C'est un passage obligé pour apprendre à manœuvrer un bâtiment très diffèrent des sous-marins Français; et la réaction appropriée de l'ancien commandant en second sauve le bateau lors d'un incident de plongée que l’Amiral MEYER relate en ces terme dans son livre Entre Marins :

« Seul l’un des commandants, le Lieutenant de Vaisseau Brunet, avait eu une petite émotion. En plongée, à l’immersion d’une cinquantaine de mètres, une voie d’eau s’était déclarée. Avant que le commandant eu donné un ordre, le Premier Maître du poste central fit connaître que l’on pourrait réparer en diminuant quelque peu l’immersion.
L’opération fut rapide ; il ne s’agissait que de la rupture d’un tuyautage de prise d’eau de mer.
L’on reprit alors l’essai de plongée profonde. Le Commandant suivait de près, bien entendu, l’aiguille de l’indicateur d’immersion. Le cadran était gradué jusqu’à 170 mètres, tandis qu’il ne dépassait guère 120 mètres sur les sous-marins Alliés.
Passé ce chiffre, le Commandant partageait ses regards entre l’indicateur et le visage de Premier Maître Allemand qui lui tenait lieu de second. Mais celui-ci, après chaque nouvelle dizaine, demeurait impassible.
Bientôt se firent entendre ces légers craquements de la coque, familiers aux sous-mariniers, qui annoncent que la membrure commence à souffrir….
Fâcheuse situation pour le chef placé devant l’alternative de ne pas faire confiance à son subordonné ou de commettre une imprudence.
L’on continua de descendre un peu, et alors, le Premier Maître leva les yeux sur son Commandant, qui comprit facilement qu’il pouvait donner l’ordre de remonter…
Les deux hommes étaient satisfaits l’un de l’autre. »


On peut dire que ce jour là, grâce au respect et à la confiance mutuelle, le Lieutenant de Vaisseau Brunet a gagné ses galons de commandant de l’U-766 !

Et il est clair que sans ce respect et cette confiance initiés par Schirlitz et Meyer, les choses auraient probablement été fort différentes !

Selon le témoignage de certains prisonniers, la coque de l'U766 a été sabotée. Affirmations réfutées par les ingénieurs du génie maritime après une inspection minutieuse et le doute est levé à l'automne 1945 lors d'une plongée d'essai à -187 mètres ; seules, des fuites sont constatées sur le circuit de refroidissement des moteurs, ce qui entraîne une révision complète de ceux-ci entre Novembre 1945 et Mars 1946.

Le moteur tribord de l'U766 pendant sa remise en état à l'intérieur de l'U-Bunker.
Image
Les moteurs rénovés sont réceptionnés en Juin 1946 et les essais reprennent. Le 17 Juillet suivant est effectué un test de prise de 'plongée rapide' qui met en évidence les qualités de ce sous-marin ; 55 secondes suffisent pour submerger le bâtiment après le déclenchement de la manœuvre, ce qui est bien meilleur que pour les sous-marins Français de l'époque !

Puis le sous-marin rallie CASABLANCA où il est photographié à quai ; ici, le modèle réduit vu sous le même angle.
Image....Image

C'est peut être la seule photo du '766' avec ses deux trèfles ! Car lors de sa traversée retour vers TOULON, il essuie le 31 Octobre 1946 une violente tempête qui provoque d'importants dégâts dont la perte d'un des trèfle qui ne sera pas remplacé....
Et la rupture de la ligne d'arbre bâbord, photographié ici sur le pont du sous-marin.

Image

Incorporé à la flotte sous-marine Française depuis Février 1946, le sous-marin garde son matricule '766' jusqu’au 24 Juin 1947, date de la dépêche ministérielle 599 EMG/3 qui le baptise 'LAUBIE'.
Il prend alors le matricule 'S10' qui deviendra 'S610' le 7 Juillet 1948 pour conformité avec la codification 'OTAN'.

LAUBIE en MÉDITERRANÉE courant 1947; on distingue le nom sur le kiosque et le trèfle bâbord a disparu.
Image

Louis Gervais François LAUBIE, né le 27 Février 1911, était l'ingénieur mécanicien du sous-marin 'La PROTEE', disparu en mission au large de TOULON le 19 Décembre 1943.
L'épave du sous-marin, portant la trace d'une explosion de mine au niveau du kiosque, a été retrouvée en 1995 par Henri DELAUZE aux commande du REMORA 2000.

Le 28 Août 1947, le LAUBIE effectue sa première sortie opérationnelle au large de LA ROCHELLE sous le commandement du Lieutenant de Vaisseau GUEIRARD .
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Le L.V. GUEIRARD réclame l'installation du schnorchel mobile qu'il estime bien adapté à ce type de submersible, ce qui est réalisé en Juillet et Août 1948, en même temps que la première modification importante de la baignoire : la console arrière est démonté afin d'améliorer l'hydrodynamique ; le bâtiment est alors peint entièrement en noir avec son nom et son matricule en rouge.

LAUBIE en MÉDITERRANÉE après Août 1948.
Image

Les ennuis commencent bientôt pour le Laubie…. :o :Oo:

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