La dernière mise à jour du sujet date déjà de 2 mois et demi et il est temps de rafraichir le dossier !!!
Car, bien qu’il y ai eu une période de vacances et les expos qui ont commencé, le chantier a un peu évolué et, à ce jour, le RUBIS navigue à nouveau !
Voici donc la fin de l’installation des modules de largage des mines, avec la mise en place des blocs de flottaison ; ici, 3 sont en place, simplement ligaturés sur les modules. Démontage facile et rapide….
J’ai ensuite réaliser à l’avant les traversées de coque épaisse pour raccorder les 4 servos de largage ; je passe sur les détails de cette réalisation très semblable aux liaisons d’éclairage et d’antenne.
Vous remarquerez l’étanchéité des connections réalisée avec de la « patafix », méthode éprouvée par notre ami Jojo !
A noter aussi la colle "Stabilit Express" qui scelle et protège les connexions d'éclairage, à gauche sur cette photo ; on a là un bel exemple de colle mal dosée qui a blanchi au contact de l'eau chlorée d'une piscine !!!
Cette zone de colle est très probablement cassante mais, heureusement, il n'y a pas de problèmes de solidité à cet endroit. Mais cela illustre bien la discussion que nous avons eu avec Philippe sur un précédent poste !
Les cordons des servos arrière étant trop courts pour être branchés directement, des rallonges de servos sont intercalées et l’étanchéité des connexions est assurée de la même façon qu’à l’avant.
Les tapes de puits sont ensuite réalisées en PVC de 0,5mm ; ici, après découpe, le tracé va permettre de positionner les vis de fixation. Elles seront fictives car les tapes seront collées sur la coque, sauf celles situées au-dessus des puits complets, afin de présenter un puit ouvert avec sa mine chargée.
Les tapes sont ensuite thermoformées individuellement sur le master, en respectant bien la position de chacune.
Sur cette photo, on distingue 3 tapes formées et positionnées sur l’avant droit de la coque, la 4éme, juste thermoformée, est encore sur le master.
La 4éme tape est positionnée à son tour ; il ne reste plus qu’à les coller sur la coque.
L’opération est répétée pour l’autre côté du sous-marin.
Et lorsque toutes les tapes sont prêtes et positionnées correctement, elles sont collées une à une. Ici, c’est fait pour l’arrière gauche.
Cette vue rapprochée des 4 premières tapes collées permet de voir que le tracé au crayon a été effacé après marquage des emplacements des vis avec une pointe à tracer. La raison en est que cela évite de perdre les positionnements des vis lors du nettoyage à l’acétone des tapes avant collage.
Et voici les 16 tapes en place, l’une des 2 mobiles présentée ouverte, mais sans sa fixation.
Et même si les vis sont fictives, il faut bien quand même réaliser les têtes, qui sont bien visibles sur certaine photos du RUBIS !
A raison de 3 x 5 vis par tapes et 16 tapes à équiper, ça en fait un joli paquet !
Et comme on n’est jamais assez prudent, j’en ai fabriqué quelques-unes en plus ; il y en a 280 dans la boite….
Mise en place selon la méthode déjà éprouvée pour la pose des rivets, avec les mêmes outils.
On notera la fixation sur la coque à la « patafix » de la boite de vis à gauche ; une catastrophe est si vite arrivée….
Et après un certain temps, toutes les têtes de vis sont collées ; sur cette vue on voit bien le relief.
Ainsi équipé, le RUBIS est passé au basin pour réglage de la flottaison et de l’assiette, ce qui a permis de tester l’étanchéité des 4 servos de largage et de leurs connexions.
Puis il a navigué sans encombres à RIOM le 14 Mai et le voici en expo à Decines-Charpieu les 20 et 21 Mai, un puit présenté ouvert, permettant de voir la mine en place.
En regardant de plus près, on distingue les 2 trous de fixation de la tape.
Cette vue de la tape posée à l’envers permet de comprendre le mode de fixation retenu : elle est renforcée par une "fausse tape" en PVC de 1mm et une patte collée du côté « extérieur à la coque », permet l'emboitement sur la coque ; du côté « intérieur », se sont deux épingles à tête de couturière qui s’engagent dans les deux trous visibles sur la photo précédente. La fixation est suffisamment solide tout en étant facilement « débrochable » en quelque sorte !
Quant à la mine, elle porte 4 épingles à tête (encore elles !!!), simulant les antennes qui déclenchent l’explosion par contact. Sur la vraie, bien sûr !
Et le chariot est réalisé à l’aide d’un tube d’électricien de diamètre 25 sur lequel sont collés les 2 bras de la chaise.
Et devinez ce qui sert de galets de guidage de chaque côté de la chaise ??
6 épingles à tête coupées et emmanchées à force dans les bras de la chaise…
Pour comparaison, voici une photo d’une mine HS4 présentée au musée de la Marine à Paris, semblable à celles utilisées par le RUBIS. On remarquera au centre de la chaise le dispositif qui libère la mine lorsque la cartouche de sel s’est complètement dissoute. Et le bras « gauche » de la chaise est bien visible avec ses 3 galets de guidage.
Les mines, à l’échelle, mesurent 25mm de diamètre et celle de présentation est provisoire car réalisée il y a quelques mois avec ce que j’avais pu trouver au bon diamètre, c'est-à-dire une boule de coton, imbibée de colle et peinte vite fait en noir ; malheureusement, même après ce traitement, le coton n’est pas étanche et se gorge très vite d’eau !! Pas top…..
Après de longues recherches infructueuses, c’est en période de Noël que j’ai trouvé le Graal !!!!
Des boules de décoration de sapin, de diamètre 25mm et en plastique ; j’en ai acheté 3 boites de 24 et j’ai sélectionné celles dont la surface est lisse et la teinte facilement recouvrable.
En voici 17 en attente de modification.
1ére étape : les embases des boules sont décrochées….
….Puis passées au tour pour supprimer la partie en forme de pince et obtenir une base circulaire.
2éme étape : les boules débarrassées de leur embase…
…Sont coupée à raz, et le trou résultant est calibré pour accueillir plus tard l’embase modifiée.
3éme étape : les boules modifies sont remplies de mousse de Polyuréthane.
Le but de cette opération est bien sûr d’éviter qu’elles ne se remplissent d’eau, ce qui compromettrait le bon fonctionnement des mines.
On remarquera la présence des bases modifiées devant chaque boule car elles ont déjà été pré-ajustées.
4éme étape : les bases modifies sont collées dans le trou ajusté de chaque boule.
On obtient alors 17 boules compatibles avec la fonction souhaitée ; soit un jeu de 16 futures mines fonctionnelles, plus une qui remplacera la boule de coton de la mine de présentation.
Voilà, j’en suis là aujourd’hui !
Il va falloir maintenant fabriquer les 16 chaises destinées à recevoir les mines préparées.
Puis, mettre au point le système d’armement des mines, sur le principe de la cartouche de sel ; ce sera probablement un bout de spaghetti qui assurera cette fonction.
Des essais en perspective….
Ensuite, une 2éme série de 16 mines devra être réalisée car, même si mon RUBIS ne pourra en larguer que 16 à chaque mission, il me semble judicieux de disposer d’un 2éme jeu afin de pouvoir, soit mener une 2éme mission de mouillage, soit utiliser le jeu le mieux adapté à la profondeur du plan d’eau où se fera le mouillage.
Je prévois de régler les longueurs de chaine des mines pour des profondeurs « standards », par exemple quelques-unes à 30cm pour les petits bassins, d’autre à 1,50m ou 2m pour les piscines.
Et quelques-unes « polyvalentes », avec la longueur réglable à volonté.
Comme la saison des expos et navigations est bien lancée, je peux mener à bien ce gros boulot en semaine, sans toucher au RUBIS, ce qui évite de se prendre la tête avant chaque week-end !!
Et j’espère bien avoir quelques mines fonctionnelles pour GOUDARGUES !
Cordialement de Jacky-Soum