La trêve des confiseurs est finie depuis un mois déjà et le chantier de construction du RUBIS a repris sur les chapeaux de roues !!
Démonstration en images, avec la mise en place des barres de plongée avant.
1ere étape de la fabrication des barres : réalisation de l’âme en laiton de 2mm d’épaisseur et des faces en PVC de 3mm.
Car la méthode de construction est la même que pour les barres arrière et le gouvernail : c’est un sandwich.
Alors que le laiton mesurait seulement 1mm d’épaisseur sur les équipements arrière, ici, les 2mm sont nécessaires pour respecter l’épaisseur finale et fournir une résistance suffisante pour les accroches des protections des barres que nous verrons plus loin.
La bague de fixation sur l’axe est usinée et soudée après emboîtement sur l’âme de la barre.
Et le dégagement usiné dans l’âme assure un bon guidage de l’axe dans la barre assemblée.
Après collage à l’ENDFEST 300 et cuisson à 100° dans le four de la cuisine,(
Noter la présence des 3 petites goupilles de guidage en laiton, qu’on voyait aussi sur la 1ere photo ; elles ont permit un assemblage précis et, surtout, elles ont évité tout glissement des éléments lors du serrage du sandwich et pendant la cuisson.
Enfin, après une bonne séance de taille à la lime et au gros papier abrasif, on obtient la forme définitive.
Vue côté axe ; les 8mm d’épaisseur au niveau de l’axe respectent la taille réelle.
L’échelle étant le 40eme, je vous laisse calculer l’épaisseur des vrais barres…
Sur cette vue de l’avant de la barre gauche, on distingue bien la pièce d’accroche de la protection de barre, ainsi que la vis de fixation sur l’axe, positionnée dessous.
Et voici les barres en place, équipées de leurs protections. Bon, ici, c’est la barre gauche, mais la droite est parfaitement symétrique et je n’ai pas fait de photos vue de dessous, par exemple, pour voir les deux ...
Le système de protection était des plus rudimentaire ! De simples barres métallique coulissant sur des glissières !
Ici, barres en position « cabrée » sans le trim. La course du servo a été réglée afin d’éviter que les protections ne viennent en butée lorsque le trim est actionné.
Idem pour la position à piquer.
Alors que les protections mobiles sont réalisées en laiton de 1,5mm, les glissières sont réalisées en corde à piano de 1,5mm.
Car, autant les premières seront peintes, autant les secondes seront copieusement graissées, ce qui devait être le cas sur l’original sinon, gare aux bruits de frottement !
la même barre vue de ¾ avant.
On remarque à l’avant la présence du renfort de glissière disposé vers le haut….
…Mieux visible lorsque la barre est en position « à piquer ». Comme il ne subit aucuns frottements, il est réalisé en laiton et sera peint.
Dans la position « cabrée » on distingue la vis de fixation de la barre sur l’axe.
Il reste à poser les rivets et à fignoler les pattes de fixation des protections sur les barres, mais cela se fera plus tard et n’entrave ni la poursuite de la construction, ni une éventuelle navigation.
Car maintenant, cela devient possible à très courte échéance !!!
Mais avant le premier bain, je tenais à mettre en place un équipement dont la manœuvre est assez spectaculaire et qui peut engager la stabilité du sous-marin en surface : les mats d’antenne.
A ce jour, ils sont fonctionnels et voici leur construction.
Voici les deux mats positionnés sur le plan d’origine, en position du mat avant, vu de dessus et vu de côté.
Profitez-en pour apprécier la précision des plans !!
On a ici le mat arrière ; nous verrons après la différence avec le mat avant.
Le mat est constitué de 6 segments de tubes en aluminium emboîtés les un dans les autres.
La base est constituée d’un sandwich de PVC de 3mm et d’une pièce en alu de 1,5mm qui reproduit la couronne d'entrainement par chaîne qui permettait de relever ou d’affaler les mats à l’aide d’un treuil électrique.
Le moyeu est en laiton alézé pour un axe de 3mm ; sa longueur limite le jeu transversal du mat lorsqu’il est levé.
Ici, les deux mats disposés l’un à côté de l’autre permettent de voir la petite différence concernant le mat avant, en haut sur la photo : on remarque la fente d’entraînement pratiquée dans la couronne en alu.
C’est elle qui va recevoir le bras d’entraiment vu plus tôt dans la construction.
Voici maintenant le mat avant et son axe, prêts à être installés dans le nez du sous-marin.
On distingue sur la droite l’extrémité du bras de manœuvre.
Au premier plan, les 2 trous de fixation de l’axe sont bien visibles dans le guide de chaîne d’ancre.
A l’opposé, on distingue une petite pièce en PVC de 3mm collée sur la face interne de la coque ; l’axe va prendre position dans le trou visible en son centre.
l’ensemble en place, on comprend aisément le choix de positionner les 2 vis de fixation dans le guide chaîne : elles seront cachées par la chaîne…
Et cela restera facilement démontable, même lorsque le pont sera collé en place, l’accès se faisant par l’intérieur de la coque.
Vu de plus près, la manœuvre en 3 temps : mat relevé…
A demi affalé…..
Et complètement affalé ; le principe de manœuvre est réalisé au plus simple…
Avec le pont en place provisoirement, mat relevé ; on notera un petit problème de positionnement du passage dans le pont (erreur de mesure ??) qui a nécessité une légère retaille et m’obligera à le boucher en partie vers l’avant.
lorsque le mat est affalé, le petit problème précédemment cité est bien visible : l’arrondi de la découpe devrait être plus près de la base du mat…
Et maintenant, il faut bien manœuvrer le mat arrière simultanément !
Cette tache est assurée par une corde à piano de 1,2mm liée à la base du mat avant par une chape à rotule.
A l’autre extrémité de la corde à piano, la même chape à rotule entraîne la base du mat arrière.
Un ressort de traction facilite la manœuvre en annulant le couple de relevage provoqué par le poids des 2 mats.
En position mat relevé, le ressort est légèrement sollicité et maintient simplement l’ensemble en « équilibre ».
On notera la fixation provisoire de l’axe du mat arrière, qui ne sera définitive que lorsque le tube technique sera correctement lié à la coque.
Enfin, pour assurer le démontage et le réglage de l’ensemble, la corde à piano est scindée en deux éléments liés par une petite pièce en laiton ; filetée vers l’arrière, elle permet le réglage en longueur et, percée vers l’avant, la vis M2 perpendiculaire permet le désaccouplement rapide sans déréglage de la liaison.
Je n’ai pas fait de photos de l’ensemble en place avec le pont car c’était prévu lors du 1er bain, qui a eu lieu cet après-midi et dont le bilan est mitigé :
1 point très positif : le RUBIS est étanche !!
1 second point positif : la prévision de 2 ballasts, le principal à poche interne d’1 litre, plus l’auxiliaire externe de 0,7 litre s’avère juste.
Lors du test, l’auxiliaire provisoire de 0,4 litre a permit la pleine plongée du sous-marin ; compte tenu qu’il y a encore du matériel à installer, il y a bon espoir que les 0,7 litres prévus suffisent.
Autre point positif, il manque seulement environ 300 grammes à l’avant pour le mettre dans sa ligne d’eau, ce qui n’est pas si mal car supérieur au poids du matériel restant à installer ! Cela laisse donc la place pour du lest dans les fonds.
Mais il y a un gros point négatif : il se retourne !!!
Trop lourd dans les hauts, ce que je redoutais…
Mais, ayant déjà vécu cela avec le LAUBIE, en pire puisqu’en plus il était trop lourd, je ne suis pas du tout inquiet pour la suite car la solution est connue : il suffit de rajouter partout où cela est possible, (et il y a largement la place pour cela) des blocs de mousse de polystyrène qui vont agir comme une bouée. Quelques grammes de plomb dans les fonds pour le remettre dans sa ligne d’eau et le tour est joué !
Des nouvelles très bientôt donc !!
Cordialement de Jacky-Soum

