Bonsoir
Les travaux se sont poursuivis sur le Collins. Mes précédents essais m'avaient permis de constater le comportement du sous-marin en plongée. Globalement, l'équilibrage était bon mais le ballast était trop gros et le sous-marin plongeait bien avant que la chambre ne soit remplie.
Je pouvais comptabiliser 3 plongées avec remplissages et purges complets. C'est assez peu mais le compresseur embarqué me permet d'augmenter ce nombre tant que la batterie 12V dédiée le supporte.
Toutefois, je souhaite vraiment atteindre la même densité que l'eau (et même une flottabilité très légèrement positive) lorsque le ballast est plein. Cela me permet de ne pas avoir à doser la plongée et empêche tous risques de perte du modèle si je ne parviens plus à vider le ballast.
Je souhaite que la plongée se fasse en dynamique, pour le moment. Viendront ensuite les pistons qui permettront de plonger complètement en statique.
Réduire la capacité du ballast me permet donc de gagner en autonomie pneumatique et surtout en sécurité.
Et pour ce faire, il n'y a pas 36 solutions, il faut réaliser une véritable opération à ballast ouvert. Une opération qui n'était pas du tout prévue il y a quelques temps !
La découpe s'est faite avec un scie à vibration. Une lame de scie peu profonde vibre et découpe le tube avec précision :
L'opération est très intéressante, elle permet de voir l'intérieur du ballast deux ans après son collage. On aperçoit les 4 tubes en cuivre qui permettent le passage des câbles, de l'axe d'un piston et d'une vis de serrage.
Lors de son installation en 2012, la difficulté avait été de réaliser un collage étanche de l'intérieur sans y avoir accès. Ce fut l'occasion de voir le Sikaflex (noir) entre le tube et la paroi.
Un volume de 900mL (!) doit être soustrait à la capacité actuelle pour que le sous-marin atteigne une flottabilité nulle en plongée avec ballast plein. J'avais vu très large pendant la phase de conception, à moins que ce ne soit une erreur
Le volume va être comblé avec une matière légère et non hydrophile : du styrodur. Le volume à installer dans le ballast est le suivant :
Le tout est découpé en plusieurs pièces et collé dans le ballast, contre les parois du puits :
J'ai veillé à ne pas contraindre la circulation des fluides dans la cavité. Les essais en bassins me donneront le dernier mot.
J'ai profité d'avoir ouvert la coque pour remettre le sous-marin à l'eau. Le ballast s'est bien sûr rempli de lui même et j'ai pu placer les flotteurs aux bons endroits afin de garder une assiette parfaite en plongée. C'est le moment ou jamais pour faire de beaux réglages.
Puis il est temps de refermer la coque et de replonger le ballast dans l'obscurité... à tout jamais
Des supports en PVC sont collés à l'intérieur. Ils ont soutenus des poids de 5kg pendant une nuit : je ne pense pas que cette opération ait fragilisé la coque du Collins.
Je n'ai pas d'autres photos mais la coque a été refermée. Le ballast est de nouveau étanche au delà de ses ouvertures permanentes. Une nouvelle plongée a été réalisée et le sous-marin a directement atteint une flottabilité très très légèrement positive. L'assiette est parfaite en plongée comme en surface. Je suis content que cette opération se termine sur cette note !

J'ai aussi doublé mon nombre de plongées sans recharger ma réserve d'air (6 cycles à présent).
J'espère avoir diminué le risque de perte du sous-marin en navigation !
À bientôt pour la suite
